Le Cancer
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Biologie des tumeurs malignes 3 - Cancer
Un premier pas dans le développement d’une cellule tumorale est habituellement un petit changement dans l’ADN, souvent un point de mutation, qui conduit, entre autres choses, à une instabilité génétique de la cellule.
Aussi, le motif de méthylation de l’ADN de la cellule change, activant et désactivant des gènes plus ou moins aléatoirement.
Les cellules qui se divisent à un rythme rapide, telles que les cellules systémiques ont un risque plus élevé de devenir des cellules tumorales que celles qui se divisent moins ou qui ne se divisent pas du tout comme les neurones.
Si la cellule tumorale initiale (ou le groupe de cellules tumorales) n’est pas supprimée par le système immunitaire, elle va se développer en cancer.
Dans les « systèmes modulaires cellulaires », les cellules sont exposées à des influences carcinogéniques (chimie, radiations). Dans ces systèmes, les premiers signes d’une cellule développant une tumeur sont :
L’immortalité. Exemple : le nombre usuel de divisions cellulaires pour une cellule mammaire est de 50 à 60 (sénescence cellulaire), alors elle cesse de se diviser.
Les cellules tumorales continuent de se diviser sans fin ; ainsi les cellules du cancer d’Henrietta Lacks (souche HeLa) vivent toujours aujourd’hui, et sont plus nombreuses que ne l’ont jamais été les cellules d’Henrietta Lacks vivantes.
On note aussi que la limite de Hayflick n’affecte pas les cellules cancéreuses.
L’altération morphologique.
La construction d’amas (clusters) cellulaires (Foci).
La perte de l’inhibition de contact.
La baisse ou la non utilité de facteurs de croissance.
Les points 2 à 4 (ci-dessus) peuvent parfois être tracés avec les mutations des gènes qui résultent d’une rupture de l’adhérence cellulaire.
Certaines protéines d’adhérence cellulaire sont oncogènes.